DHCPD : Configuration et utilisation

dhcpd-alt pingu

DHCPD avec ISC-DHCP-SERVER

Nous allons aujourd’hui installer un serveur DHCPD sous Linux.

On commence par installer notre serveur DHCP avec la commande :

apt-get install isc-dhcp-server

 

Une fois terminé, il nous faut créer/modifier le fichier de configuration de notre serveur.

Faisons une sauvegarde du fichier /etc/dhcp/dhcpd.conf

mv /etc/dhcp/dhcpd.conf /etc/dhcp/dhcpd.conf.bak

 

Puis on crée un nouveau fichier de configuration :

touch /etc/dhcp/dhcpd.conf

 

Et on l’édite

nano /etc/dhcp/dhcpd.conf

 

Et enfin, on y ajoute ceci :

ddns-update-style none;
option domain-name "local.lan";
# DNS de Google
option domain-name-servers 8.8.8.8, 8.8.4.4;
# Si la machine sert de DNS
option domain-name-servers 192.168.10.1;
default-lease-time 600;
max-lease-time 7200;
authoritative;
log-facility local7;
subnet 192.168.10.0 netmask 255.255.255.0 {
     range 192.168.10.100 192.168.10.120 ;
     option subnet-mask 255.255.255.0;
     option broadcast-address 192.168.10.255;
     option routers 192.168.10.1;
}

Explication :

Une petite explication sur les termes utilisés dans le bloc de texte ci-dessus :

domain-name # le domaine associé aux machines qui recevront un bail

domain-name-servers # adresses IP des serveurs DNS (locaux ou publics)

default-lease-time # temps d’allocation d’une IP pour un client

max-lease-time # temps maximum pour un bail

authoritative # ce serveur fera autorité sur l’emplacement ou il emettra

subnet # adresse réseau ou le dhcp agira

netmask # masque de sous-réseau

range # la plage d’adresse qui sera distribuera

subnet-mask # le masque qui sera distribué au client, permettant de limiter les clients mais de leur permettre de discuter avec le serveur

broadcast-address # l’adresse de broadcast qui sera utilisée pour le trafic broadcast

routers # l’adresse IP du routeur qui permettra aux clients de sortir du réseau

 

Ensuite :

Une dernière manipulation et pas des moindres : il nous faut définir une ou plusieurs interfaces sur la/lesquelles le serveur DHCP fera son travail. Le démarrage du serveur ne pourra pas avoir lieu si aucune interface est configurée : logique !

 

On édite ce fichier de configuration  :

nano /etc/default/isc-dhcp-server

 

Et on y ajoute ceci :

INTERFACES="eth0"

 

Enfin, on peut désormais connecter ses machines au réseau et relancer le serveur dhcpd avec la commande suivante :

service isc-dhcp-server restart

Enfin :

Et voilà un petit serveur DHCP prêt à l’emploi. Dans mes tests de rogue-ap, j’utilisais auparavant dhcpd3, cependant isc-dhcp-server est son remplaçant mais, je ne tourne plus que sur dnsmasq, étant donné qu’il gère le DHCP et le DNS avec un seul fichier de configuration.

Un outil léger et puissant et qui ne nécessite que quelques minutes pour être fonctionnel.

Vous pourrez retrouver la version Docker dans la rubrique procédures du site.